Pourquoi être contre la hausse ?

L’Éducation : une nécessité au développement du Québec

 

L’économie québécoise est en constante mutation. Autrefois
basée sur la force brute, le savoir et les connaissances se sont taillés une place de choix dans les
qualités requises des nouveaux travailleurs. style='mso-footnote-id:ftn' href="#_ftn1" name="_ftnref" title=""> class=MsoFootnoteReference>

 

Selon Ressources Humaines et développement
des compétences Canada (RHDCC), 70% des
nouveaux emplois créés d’ici les prochaines années nécessiteront un diplôme
d’études post-secondaires
. style="mso-spacerun: yes"> 

 

En plus, le choc
démographique
, fait en sorte qu’il y a de moins en moins de travailleurs
et de plus en plus de gens à la retraite qui ont
besoin de médecins, chercheurs ou notaires. Mais il faut des gens pour remplir ces postes et ces
gens doivent pouvoir s’éduquer !

 

La vitalité du Québec dépendra donc de sa
capacité à former des diplômés pour remplir ces nouveaux postes.

 

Augmenter les frais, c’est diminuer l’accessibilité

 

Devant la nécessité de l’Éducation
pour assurer notre avenir, on peut conclure que le plus grand nombre devrait avoir
accès aux études universitaires. Cependant, hausser
les frais de scolarité c’est diminuer l’accessibilité aux études
.

 

Tous les ministres de l’Éducation du Canada et toutes les
études sérieuses en viennent à cette conclusion. À titre d’exemple, une étude
commandée par le Ministère de l’Éducation du Québec concluait que hausser
les frais à la moyenne canadienne diminuerait de 21% la fréquentation des
universités
...

En sachant cela, comment peut-on vouloir hausser les frais de scolarité ?

 

La hausse des frais touche aussi les parents !

 

Beaucoup de parents veulent aider leurs enfants à aller à
l’université. Malheureusement, les parents de la classe moyenne ont une foule de dépenses à assumer : hypothèque, voiture, dettes, autres enfants… Hausser les frais de scolarité c’est aussi taxer les parents de la classe moyenne en les endettant ou en les forçant à faire des choix difficiles.

 

L’éloignement géographique : un autre obstacle aux études.

 

Beaucoup d’étudiants doivent quitter le nid
familial pour poursuivre leurs
études ce qui constitue un obstacle géographique à la poursuite des études. En
haussant les frais on vient ajouter un obstacle financier majeur. style='mso-bidi-font-weight:normal'>Pour beaucoup de jeunes, ces deux obstacles combinés signifient tout
simplement ne pas effectuer d’études universitaires en cas de hausse des frais.

 

 

Les prêts et bourses ne pourront jamais combler le manque à gagner créé par une hausse des frais de scolarité.

 

Certains disent parfois que les fameux prêts et bourses
éviteront les impacts négatifs d’une hausse, malheureusement ce n’est pas le
cas.

 

Toujours selon une étude du Ministère de l’Éducation, il
manquerait 260M$ dans les prêts et bourses pour que ceux-ci correspondent
véritablement aux besoins des étudiants.

 

Pourquoi ? À titre
d’exemple, les étudiants sur les prêts et bourses n’ont que 7$ par jour pour
manger ! Pire, le gouvernement considère que lorsqu’une famille gagne plus de 30
000$ par année, soit moins que deux parents au salaire minimum, ceux-ci doivent
commencer à payer les études de leurs enfants.

 

En bref, si les prêts
et bourses ne comblent même pas les besoins actuels des étudiants, comment
pourraient-ils combler une nouvelle hausse des frais ?

 

Il faut miser sur l’éducation en la rendant accessible

 

Quel est le meilleur moyen
de s’assurer que le plus grand nombre décroche un diplôme ? En s’assurant qu’étudier est le plus accessible possible financièrement ! Une éducation accessible passe inévitablement
par des frais de scolarité abordables et c’est pourquoi il faut que cesse la
hausse des frais après 2012.

 

Un gouvernement responsable doit cesser la hausse des frais.

 

  • Si le gouvernement du Québec est responsable et que sa priorité c’est l’économie d’abord, celui-ci doit s’assurer que tous les jeunes Québécois et Québécoises peuvent aller à l’université en cessant la hausse des frais de scolarité.

 

  • Si ce qu’on veut c’est retrouver l’équilibre budgétaire et bien chaque dollar investi dans un diplômé en rapporte 5,3$ en taxes et impôts ! C’est pas mal plus sûr que la Caisse de dépôt et de placement du Québec…

 

  • L’endettement étudiant moyen au Québec à la fin du BAC est de 15 000$ alors qu’il est de 30 000$ dans le Reste du Canada. C’est autant de dollars qui sépare l’étudiant de l’achat de sa première maison, de la fondation de son entreprise ou de la création d’une famille. Augmenter les frais de scolarité c’est augmenter l’endettement étudiant et nuire à l’économie.